Fête des morts, fête des vivants

Avant qu’on ne soit mort, du temps où on vit, on s’imagine pas mal de bêtises sur ce que sera la vie après la mort, en ne se rendant pas même compte de l’absurdité d’une telle interrogation. On nous raconte des histoires, et si ce n’est le cas, on s’en raconte soi-même. L’imagination aidant on s’invente un monde plus ou moins merveilleux et toujours meilleur que celui qu’on quittera.
Les événements ont beau démontrer qu’on se berce d’illusions, cela n’empêche personne de s’accrocher à des croyances. Que j’avais moi aussi jusqu’à ce que la vie me soit retirée.
De ce qui se passe après, je peux donc en parler. Façon de parler.

Mon but n’est pas de briser des illusions somme toute légitimes, chacun se rassurant comme il peut, mais de mettre un terme à cette pratique annuelle du 2 novembre qui consiste à penser aux défunts, les honorer si besoin, fleurir leurs tombes en versant des larmes sur les fleurs qui ne les apprécient pas particulièrement (la salinité des larmes leur est néfaste, autant que les toxiques qu’elles contiennent). Sans compter que ça nous distrait d’une des nombreuses tâches qui nous assaillent, dont celle qui consiste en ce même 2 novembre à fêter les vivants.
Je ne vous dirai pas en quoi consiste cette FÊTE des VIVANTS, car vous ne pourriez comprendre son sens, seulement accessible à ceux qui ont franchi la Porte. Non, ce que je veux vous dire, c’est tout simplement d’arrêter de tourner et retourner ce couteau dans la plaie que la perte d’un être cher a planté en vous. Plutôt que de fêter les morts, ce qui revient aussi à fêter la mort, que ne fêtez-vous la vie, en ce 2 novembre, tant qu’elle vous habite et vous anime ? Ce qui, de notre côté, nous donnerait quelque loisir pour nous occuper de nous.

Bref, occupez-vous de vos fesses et laissez-nous nous occuper des nôtres. Façon de parler.

 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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