Archives par mot-clef : Irak

Bruits de bottes et pères Noël

Je me revois un mois en arrière, pessimiste, triste, exsangue, tendu, stressé, pas loin de la dépression, me demandant comment, diantre ! j’allais pouvoir boucler la fin d’année autrement qu’en extorquant de l’argent aux pères Noëls des grands magasins des centres villes, comme je l’avais fait par le passé en de tristes périodes de paix sans l’ombre du moindre conflit à l’horizon d’un bleu écoeurant, et m’interrogeant sur ce que j’allais bien pouvoir faire des stocks d’armes engrangés au long de l’année en prévision de jours meilleurs. Lire la suite

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Sur la route du Blennoragistan

…Je suis tombé nez à nez avec des animaux fabuleux, mais si affabulateurs qu’ils ne ressemblent qu’en partie à ce qu’ils prétendent être.
J’ai trouvé des trésors d’imagination, volé des rêves à des poètes qui auraient mieux fait de garder un œil sur eux plutôt que de rêvasser, me suis sucré au passage en vendant du café à des Turcs. J’ai lu dans le marc de café et, n’y voyant que du feu, ai jeté ma tasse dans la première flaque venue.
…On m’a chassé, on m’a poursuivi, on a rameuté les chiens pour me pourchasser. Lorsque les premiers taïauts sont parvenus à mes oreilles je me suis caché dans les taillis pour éviter l’hallali.
…Je me suis battu avec un crocolion, heureusement repu. Je ne l’aurais jamais mangé, sa viande ayant vraiment un sale goût proche de celui de nombreux peintres du dimanche qui feraient mieux de casser leur croûte plutôt que de donner à voir leur version du monde.
…La seule fois où j’ai rencontré quelqu’un d’heureux au Kigristan j’ai d’abord cru que c’était un clown. Après j’ai pensé que c’était un acteur qui jouait le rôle de quelqu’un d’heureux. En fait c’était le Président, ce que j’ai appris lorsque je me suis retrouvé derrière les barreaux…
…Il est des pays où on marche sur la tête, comme par chez nous, mais il en est d’autres, tel le Kigristan, où on marcherait sur les têtes qui joncheraient les rues si chacun ne l’avait pas perdue depuis longtemps en même temps qu’il a perdu tout espoir.
…Au Hachpé, les fous et les idiots courent les rues en toute liberté même si les moins atteints préfèrent marcher… Pour être tranquilles ils ont stocké sous bonne garde (…) les personnes saines et intelligentes.
…ne pouvant supporter davantage le guignol qui se pavanait à l’écran, ce tsar de l’humilité décréta l’état d’urgence, celui de guerre plus celui de cessation de paiements avant de mettre fin à ses jours comme je mis fin au mien.
…En repartant, j’ai fait un crochet par le Chtavépourtanprévnu. J’aurais vraiment dû éviter.
En parlerai-je? Je ne sais, tant les souvenirs cruels m’assaillent et me serrent la gorge plus que ne le ferait un 80 b à une plantureuse créature qui, à vue d’oeil, fait au moins un 95 d. Lire la suite

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