Gare à la grippe, gare à la gastro

Qu’il n’y ait pas de neige n’empêche en rien que janvier ou pas loin soit le mois du blanc, comme mai est celui de Marie, notre bonne mère à tous et à Jésus, ce malheureux abandonné par son père, Dieu ait son âme.
Draps, serviettes éponges, taies d’oreiller, housses de matelas et alèses (qu’on devrait plutôt écrire à-l’aise) négociés à bon prix auprès d’un marchand de draps, serviettes éponges, taies d’oreiller, housses de matelas et alèses, direction Cholet pour y quérir moult hectares de mouchoirs.  Car, jusqu’à présent tapie dans l’ombre de quelque officine où déjà de vils profiteurs se frottent les mains avec raison, voici que débarque la grippe. Celle, courante, qui nous cloue au lit, et dont un des effets secondaires est de maintenir l’économie de Cholet à bouts de bras ; et l’autre, intestinale, qui gonfle le chiffre d’affaire des usines de PQ (que certains nomment improprement papier hygiénique ou papier toilette, tu parles !), et l’autre, celle qui nous fait sortir du plumard en catastrophe direction les ouatères et la délivrance. Provisoire. Les deux grippes amenant les labos pharmaceutiques à investir toujours plus dans de nouveaux coffre-fort, à la satisfaction des fabricants allemands de ces derniers. Les coffres allemands, c’est du solide !

On va taveler les lunettes et nos vis à vis de projections, ça va râcler les gorges, ça va cracher les poumons, ça va enquiquiner le peuple et surtout, ça va alimenter les conversations. En ce qui concerne la grippe banale qui se fixe sur les voies respiratoires et dont on ne tire que peu de profit, mais aucune honte.
L’intestinale, c’est une toute autre histoire que seul un plâtrier peintre pourrait dépeindre avec cette joyeuseté qui honore la catégorie socio-professionnelle à laquelle il appartient. Ne le verrait-on pas chanter « Prosper Youp la boum !» ?

Alèses, draps et mouchoirs embarqués dans ma guimbarde, direction un estancot où je sais trouver le rhum idéal pour les grogs, parce que on a beau dire, s’il fallait soigner sa grippe sans vraie médecine, pas sûr que je m’en choperais une.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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