Elections régionales

Voter, moi je veux bien, mais hein! faut encore pouvoir y faire. Et pour y faire, faut déjà pouvoir y aller, et pour y aller, faut encore avoir le temps, et c’est pas le tout quand y’a les patates et les choux à ramasser, que le temps menace et nom ti tieu, c’est où qu’elle a fouré ma ceinture de flanelle, la Germaine. Et les poireaux.
Bon, le temps c’est pas ça, sûr que ça va faire une rincée, comme ce matin après la messe. La messe, Germaine et moi, on risque pas d’y manquer. C’est que le Dédé, son estancot, il le ferme à une heure. Je laisse la Germaine à ses bondieuseries, chacun son bon dieu, hein ! Le mien, c’est un rouquin de tous les diables. Un nectar local que ceux de la ville, ça les dépasse.
Vrai de vrai, ça va flotter.

Gearmaiiiiine, que je braille, tant qu’à faire avec ce temps qu’en fait quà son aise, autant aller faire not’ devoir.
Je me fais beau, vite fait. Germaine se fait belle, moins vite fait, et c’est parti direction le bureau de vote, rue de la Brezaille.

Bureau de vote, ils ont écrit sur la façade de l’école. La fanfare et la chorale de l’école, sûr que c’est la énième fois qu’ils l’entonnent, l’hymne national. Le foie gras de canard manqera pas pour les fêtes.
On entre. Un gars verifie qu’on est bien nous et qu’on est inscrits. Y’a plus qu’à voter. C’est à gauche toute que je vote, pas que j’y croie, mais si ça peut en emmerdouiller plus d’un, c’est pas plus mal. Germaine, c’est le contraire, juste histoire de m’emmerdouiller moi et de faire la moyenne.
Je file tout à gauche, je cherche l’isoloir, y’en a point. Je demande aux gars du bureau de vote où c’est qu’on glisse le papelard que je leur brandis sous le nez. C’est au fond à droite, qu’ils me disent. Les cons ! Déjà qu’ils m’ont forcé à prendre tout un tas de papelards…
Je rameute Germaine. On se fait la malle, je lui dis. Ils sont trop cons. On sort.
Allons z’enfants de la Patrie, i – e… La clique et la chorale ont remis ça. Le temps s’est mis au beau. Les patates n’ont plus qu’à bien se tenir.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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