Allah, le miséricordieux

Les fous de dieu, en son nom, commettent autant de crimes que de conneries, comme le saccage démontage ou démantèlement ou démembrement d’œuvres d’art (Si, si, y’a qu’à voir la Vénus de Milo. Pas elle en vrai, mais une de ses sœurs). Œuvres qu’ils revendent à des salopards, notamment européens qui profitent des règlementations financières et des lois que leurs copains édictent, des saloperies de salopards qui fournissent à l’État islamique tout ce qu’il faut pour mener à bien la mission que dieu lui a confiée : faire chier le peuple à n’importe quel prix en violant, tuant, volant les populations qui regrettent amèrement de ne pas être parties en week-end à dache plutôt quà Daesh.

Comme ils sont forts, sabre ou Kalachnikov en main ; comme ils sont beaux lorsqu’en contre-jour se découpent leurs altières silhouettes ; comme ils sont nobles lorsque, procédant au sacrifice ultime ils égorgent d’un geste auguste celui tombé entre leurs mains de justice. Et quelles magnifiques et sensuelles ondulations que celles de leurs drapeaux flottant au souffle des ventilateurs qu’un metteur en scène de talent a habilement disposés pour que soient évoqués les grands espaces et le sentiment de liberté qu’ils induisent.
Bon, c’est vrai, moi-même, j’aurais une Kalachnikov entre les mains, sûr que je me sentirais plus couillu et membré que je ne le suis. Le recul, l’odeur de poudre, le canon brûlant comme un sexe en érection… Ah nom de dieu ! Et puis ce goût du sang plus fort que celui du boudin, ach mein Gott ! Et ce pouvoir que j’aurais, là, de supprimer une vie désignée comme étant inutile par mes chefs et coreligionnaires, Ô my God !
Crotte de bique et bandaison de mes deux ! Je viens de faire une carte du Levant dans mon calfouette. Quel imbécile je fais !
Bon. Y’a quand même autre chose qui est vrai. Imam, vizir, calife, trou de cul de dieu, djihadiste… à un moment ou un autre, tu n’as pas le choix, et il y a une urgence : chier un coup. Puis enlever l’excès de crépi, passer un coup de Kärcher, bref, faire au mieux pour que les mouches qui virevoltent en se pourléchant les babines et se tamponnant les mirettes aillent voir ailleurs s’il n’y aurait pas mieux à becqueter, comme un cadavre frais pondu du matin.

Toi qui rêves d’une vie de héros, toi qui aimerais farcir ces porcs d’infidèles à coups de pruneaux, toi dont l’impuissance ne pourrait faire vibrer que des vierges pas farouches manquant d’expérience, je t’imagine, ô joie ineffable autant qu’incoercible, futal noir en tire-bouchon sur tes chevilles, boîte de conserve vide ou pierre piochée dans le reg en guise de papier-cul… je t’imagine en train de visionner sur ton i-pad la vidéo*, en direct, d’un pauvre type (il s’agit de toi) en train de se chier dessus parce que des putains d’infidéles sont en train de larguer des bombes sur ses chiottes de campagne, en ce désert aride que souille sa présence. Je t’imagine aussi en train de râcler une boîte de pâté de porc sardines jusqu’à la dernière miette d’arête, parce que tu crèves de faim. Je t’imagines aussi boire ta propre urine (au demeurant chargée pour cause d’une rare et mauvaise bouffe) pour ne pas crever de soif, en apprenant sur ton portable –ô merveille de la technologie moderne– que ta famille et ta biquette préférée n’auront plus, désormais, à égrener leurs chapelets puisqu’ils ont perdu la vie, juste retour des choses pour celles que tu as ôtées. Je t’imagines aussi prenant conscience te rendant compte que tu t’es laissé embarquer  par des sales types, dont tu es le reflet, qui t’ont menti, t’ont raconté des fredaines sur le Coran et qui t’exploitent jusqu’à la moëlle pour mieux asseoir leur vanité. Enfin je t’imagine devant Allah, le vrai et le seul, pas celui que tes frères ont travesti pour servir leurs desseins. Tu as joué les fier-à-bras, te dit-il. Tu t’es pris pour Fierabras, mais tu n’es qu’un nain. Tu as semé l’enfer, tu y es. Tu me  demandes miséricorde ?  Va, je te l’accorde. La même que celle que tu as accordée à tes victimes.


* L’humiliation foutage de gueule comme arme de propagande pour répondre à la propagande de l’Etat islamique ? Why not ?
Mouais, bon, d’accord, il n’y a qu’à faire comme si je n’avais rien dit.

 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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