Un choix difficile, très difficile

Par les temps qui courent, j’aimerais pas être sunnite. J’aimerais pas non plus être chiite et ça me plairait pas des masses d’être alaouite. Musulman, je n’y tiens pas plus que ça, ou alors imam, pas n’importe lequel, attention. Ou tant qu’à faire, qadi. Être catho, merci bien. Pareil pour protestant, orthodoxe, copte. Ou alors évêque, si je dois vraiment être catho. Soufi ne me botterait pas plus que ça. Juif ? Pas mieux, même rabbin sauf, peut-être Jacob, histoire de me marrer.
Ça me ferait vraiment chier d’être Européen. Peut-être pas autant que Russe, Américain ou Chinois, quoi que. Français, surtout d’origine maghrébine, ça ne doit pas être de la tarte. Français, de Montluçon ou Clermont-Ferrand, ça me gonflerait carrément. Quant à être Syrien, j’attends pour voir, mais par les temps qui courent, c’est pas pour dire, mais ça craint, comme dit mon cheval.
Être nègre ne m’enchanterait pas vraiment, ni au Congo, ni aux Zétazunis et ni même dans d’autres pays où ça en est bourré. Noir ? À peine mieux, n’ayant nulle envie de me faire traiter de black par des illettrés. Dans l’ensemble, je me passerais bien d’être africain ou d’origine africaine. Martien ? Je n’en sais pas assez sur leur compte, alors autant éviter..
Être une femme, je n’y tiendrais pas vraiment, et si je pouvais choisir, je préférerais quelque chose d’un peu moins niais et de moins bruyant. Mais pas un bestiau, surtout pas ceux qui passent par la case abattoir avant de finir à la casserole, à la poële ou au barbecue, au bûcher, si vous préférez, comme les dindes, les cochons du même coin ou les Cathares. Cathare, déjà que je ne supporte pas le soleil, ça ne me dirait rien, mais c’est vrai qu’il y a peu de risques que ça m’arrive.
Non, vraiment, le seul truc qui m’irait, ce serait d’être con, très con. ça m’éviterait de me poser des questions idiotes du genre « si je me faisais athée, agnostique, apatride, d’une espèce et d’un genre indéterminés ? » Objet ? Faut voir, mais prudence oblige, pas n’importe lequel. Ni sabre, ni goupillon, pas plus que selle de vélo, balai de chiotte ou missile. Être une blague minable et lourdingue à cent balles ? Tiens donc, et pourquoi pas ? Ou rien, rien du tout, rien de rien, le rien du rien, peau de balle. Mouais, peau de balle. Si la balle en question n’est pas n’importe quoi.
Mais con, très con, voire même méchamment con, ça m’irait très bien et ça me suffirait amplement.

Publicités

A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
Cet article, publié dans écrits libres, humour, identité, logorrhée, philosophie, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s