Un exil sans retour

L’exil, c’est vite fait. Tu te balades, tu te laisses prendre bêtement par un rêve qui n’attendait qu’un clampin et son ennui du dimanche, tu trébuches, te retrouves projeté dans une arrière cour sans détours, ni retour, sans aucune issue. Tu te rappelles que le téléphone portable n’est pas encore inventé, pas plus que les pigeons voyageurs, ni le service des postes et télégraphes, à cause du personnel pas encore formé pour ce faire, trop tôt.
Le doute s’installe, sans gêne. Ne t’interroge pas, inutile. Une cour fermée sans barreaux, ni murs pour les contenir, c’est du vide garanti, sans échappatoire. S’y faire en prenant son mal en patience ? Ne l’espère pas : les pensées sont d’ouate, elles s’effilochent, filent, s’étirent, se tirent à tire-d’aile, se délitent, s’estompent, nuées.
Tu aimerais te raccrocher à… Oui, à quoi ?
Cela est exil, ton exil. Et tu ne le sais pas.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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