Ecrire

Plume, sans pudding, et encrier, sans crier gare, cendrier de bois qui se consume, j’écris, je décris, je m’écrie, transcrivant humeurs moroses ou réséda, que je sois en Blanche île ou perdu en ces plaines océanes où les labours jamais ne cessent, creusent leurs sillons d’écumes, on dirait des chevaux leur crinière.
Qu’il pleuve, vente ou rien, chose rare en ce printemps hivernal aux bourgeons de neige, ici, plaine, fleuve cherchant son estuaire, sommets que les vaincus ne connaîtront pas, villes où champignonnent banques, officines d’assurances et autres moins rassurantes, salons de beauté d’où on sort définitivement moche, plus qu’entre les mains avides de ces chirurgiens affables qui en content de bien belles, salons de coiffure sans coiffeur, tandis que se pendent épiciers, quincaillers, bouchers moins stupides que ne le laisse penser l’émeri qu’ils usent pour finement affûter ces doux couteaux sachant trancher dans le sujet, qui raviraient la Camarde, ici, comme ailleurs, je trace un chemin de mots que je sais me conduire nulle part. Voilà ce que, à l’instant, j’appelle vivre.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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