Un père Noël pédophile et son complice arrêtés

Ho, ho, ho…
Peut pas s’en empêcher, non, peut pas. Chaque année, à la même date, le revoilà, coucou c’est lui,un pere noel pedophile avec son “ho, ho, ho !” que je sais pas s’il l’a pas tiré d’un de ces films américains où ça bavouille de bons sentiments et de sapins de Noël que, si tu fais pas gaffe, tu crois que c’est ta vieille mère, va savoir si elle ne serait pas juive, qui en a rajouté à la déco en sortant ses bijoux du coffre de la banque, propriété d’un ex-amant devenu son mari quand il avait appris que, malgré son système pileux un rien développé, elle avait des biens, qui plus est bien acquis par une lignée de banquiers.
Ho, ho, ho, et que je te fais tintinnabuler une clochette que, si tu fermes les yeux, tu te crois à la messe, séquence offertoire avec vidage vite fait des burettes reposées fissa sur l’autel une étoile, celle de Bethléem : c’est Noël, bientôt, nom de Dieu, que le temps passe !

Le père Noël –celui du boulevard comme celui de la grand place baptisée deux fois du même nom en souvenir de ce vieux de la vieille, Lulu* pour les intimes–, il se glace les grelots quand il gèle à pierre fendre, un coup à enrouer l’airain de ses clochettes. Faut voir alors la descente qu’il a, le barbu en robe rouge et hermine de coton hydrophile blanc très cassé. Pas sa descente du ciel quand il tombe comme un cheveu sur la soupe ou un flocon de neige sur un étron moelleux et fumant, mais celle qui passe en arrière de sa cravate, du jaja que le marchand de marrons et de vin chaud lui délivre pour pas un rond, par compatissance, autrement plus forte que la compassion. L’entraide, ça s’appelle.

Ho, ho, ho, les p’tits enfants, joyeux Noël. Une p’tite photo, m’sieurs dames, bonimente un racoleur. Trop contents les m’sieurs dames, et que je te colle le petit dernier sur les genoux du père Noël. Braillements du gamin. Sent pas bon, le père Noël, qu’il hurle. La vinasse.
Des encouragements de la mère et deux baffes du père stoppent les larmes, le temps que sorte le p’tit oiseau avant de rejoindre sa cage. Et ça rechiale, soit disant que le gros bonhomme rouge tripote le gamin. Les gosses, ça invente n’importe quoi pour se rendre intéressants. Flash, photo, reflash, rephoto. Avant le portrait de famille.

Les larmes, quelques degrés de moins, sûr qu’elles gèleraient. Les photos seront prêtes le lendemain, à retirer au kiosque de presse. Ça vous fait 15 euros, merci, bonne soirée, à demain.

Bourré de parents avec leur progéniture, le kiosque. Un père Noël pédophile et son complice arrêtés, cingle la une des journaux.
Ben merde alors, ça gueule chez les m’sieurs dames venus prendre livraison de leurs photos. On s’est fait empaumer comme des couillons.

.

note 01

* Il s’agit de Noël-Noël

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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