Le moteur de l’homme : une vaine agitation désordonnée

Il y a très exactement 150 ans, naissait à Villeneuve-sur-Lez Jean-Baptiste Martal, cependant que mourrait à Saint-Rigobert-lès-Buis, juste après avoir rendu son dernier souffle, René Martin, tous deux célèbres aujourd’hui pour avoir été de parfaits inconnus sans plus d’importance que ce qui n’en a pas.
Il y a à peu de choses près quelques minutes, un homme politique de la plus haute importance a tenu un discours dont on a absolument rien à faire et que la postérité retiendra comme ayant été du plus haut désintérêt.
Pas plus tard qu’hier, un quidam s’est fait renverser par un triporteur à Garce-les-Coucougnettes, et pas plus tard qu’à l’instant précis où nous écrivons ces lignes, on apprend que la police n’a émis aucune hypothèse quant aux conditions de ce regrettable accident.
En ce moment précis 1 milliard d’individus prendraient bien une douche s’ils avaient de l’eau, désir qu’ils oublient vite fait en se demandant comment ils vont bien pouvoir se nourrir, tandis qu’un autre milliard d’individus se goinfrent de substituts alimentaires et autres produits miracles pour pouvoir mincir afin de rentrer leur gros cul dans leur jean.
En cet instant même se tient une réunion très privée de grands financiers qui décident d’étrangler économiquement des pays, en veillant toutefois à leur maintenir la tête au-dessus de l’eau afin qu’ils puissent continuer à payer et à remplir les poches de ces extorqueurs de fonds.
Il y a à peine plus de 2000 ans, naissait dans un bled du proche orient un doux rêveur qui, une trentaine d’années plus tard, au moment de rendre l’âme, avait fini par admettre que l’humanité était bien mal barrée.
Dans un nombre d’années dont on a aucune idée, alors que l’homme aura disparu de la surface de la terre, et puisqu’on ne sera plus là et qu’on ne sera plus, on aura même pas à se gausser de la vaine agitation désordonnée qui aura été son moteur et  l’aura conduit à sa disparition.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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2 commentaires pour Le moteur de l’homme : une vaine agitation désordonnée

  1. Perfectly pent subject matter, Really enjoyed examining.

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