Un facteur de bonheur : les infos

Bien occupé ces temps-ci par de nombreuses occupations dont la plupart, lorsque le temps aura fini de me raviner et que les vers me chatouilleront les arpions, m’apparaîtront vaines si des bribes de mon esprit ont survécu, je n’ai pas eu le loisir –et quel loisir !–, de me tenir au courant, à loisir, des niouzes du monde. Du coup, grosse déprime. Ce même genre de déprime qui nous assaille lorsque, filant dans notre Torpédo sur les gaies routes de France, en espérant croiser un terrible accident (car c’est le but de la manœuvre), nous ne tombons, en tout et pour tout, que sur un banal accrochage. Sans engueulade, sans empoignade, rien. Dieu merci, les baffes distribuées à nos gamins qui demandent sans cesse « C’est quand qu’on arrive ? » nous permettent de nous calmer les nerfs.
Pas une seconde non plus à laisser errer mon regard sur les gros titres des canards qui décorent avec goût les kiosques de presse. Trop pressé, surpressé. Les vacances, une fois qu’on y est, si on veut en profiter, y’a pas une minute à perdre.
La radio ? La télé ? Du pareil au même. pas le temps. Vous l’auriez, vous, le temps de vous informer de ce qui se passe dans le monde si vous vous leviez à midi, pour l’apéro, que vous passiez trois heures à table, que vous fassiez une sieste d’une heure, qu’il vous faille pointer au bistrot pour le PMU (tranquille une heure), ce qui vous laisse juste le temps de courir de l’autre côté de la place pour l’apéro du soir. Vous l’auriez, vous, le temps de feuilleter le moindre canard ou de regarder le Jité alors qu’il y a un match sur une autre chaîne ? Et c’est sans compter avec la pétanque.

Bref, une dizaine de jours où je n’ai pas eu mon taf de nouvelles. Desespérant : pas de crash d’avion, pas de tsunami, pas d’incendie de forêt, pas de Bugarach, pas de membres d’une secte partis en fumée pour être trop partis à fumer, pas d’odieux assassinat, pas de scandale politique, pas de Lady Gaga à poil… aucun drame, en somme. Grosse déprime.
À se demander si le monde tourne encore bien rond. 

Sincèrement, entre nous, vous pourriez vraiment être heureux sans les niouzes ?

Publicités

A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
Cet article, publié dans actualités, médias, télévision, philosophie, psy, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Un facteur de bonheur : les infos

  1. wozali dit :

    j’aime !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s