Cadix, William et Kate, Jean-Paul Deux, Ben Laden, Kadhafi

Le 1e mai et alentour, ça a défilé dru. À part les travailleurs qui avaient autre chose à faire que s’emmêler les pinceaux à battre le pavé dans la mare où y’en a marre d’être pris pour ce qu’on est : des débiles. Beau temps, petits zoziaux qui piaillent à cause qu’un matou fait son job à cause que sa maîtresse lui a ronronné des niaiseries du genre ronron shabadi shabada plutôt que de lui donner son ronron, etc. À cause qu’elle-même s’est plantée devant sa télé pour voir la gente princière et l’autre plébéienne s’esbaudir et se gaver d’images de rêves. Tu parles de rêves ! Les bons contes font les bons amis, j’ti l’jure et crois-y, peuple endormi qui te fais baiser, sans les préliminaires du baise-main.
Y’avait les invités d’honneur, parfois les mêmes que ceux d’horreur à se pavaner dans des cours d’honneur alors qu’ils mériteraient celles de justice. Mais y’a plus de justice, mon gars, qu’est-ce que tu crois.
La bénédiction, avec plein de larmes à l’oeil, puis le baiser, que dis-je, les baisers. Un premier timide, le temps que les photographes ajustent leur braguette, puis un second vachement plus love love, histoire que les spectateurs en aient pour leur argent. Je veux dire pour l’argent qu’on leur extorque.
Moi je m’en fous, j’étais à Cadix, au bras de ma belle.

Après y’a eu quoi au menu ?  Sa sainteté. Ah nom ti dieu ! Avec les portraits géants. Le culte de la personnalité ça touche aussi au culte. J’te culbuterais tout ça ! Bon, faut bien que les deniers du culte servent à quèque chose, hein ? Notre président, notre sous présid et consort, c’est quand qu’on les sort ? Et l’autre pomme, avec sa France fi-fille aînée de l’Église, la préférée, quoi. Celle qui héritera de deux millénaires d’absurdités, de mensonges et de soupe pour les gogos qui n’en peuvent plus de j’te salue Marie qu’ils feraient mieux de lui ficher la paix, déjà que le fiston, on peut pas dire qu’il ait été un fils aimant. Le mois de mai, le mois de Marie !
Miracolo, miracolo ! Sacré Popaul. Et les gamins qui  se sont chopé le sida, faute de capote anglaise, ce machin qu’on s’enfile à cause que quand ça pleut du sperme les emmerdes sont pas loin. Faire un enfant, c’est pêché, ma fille. Le faire passer, c’est carrément pêché mortel, avec l’enfer au bout. 72 bourreaux qui te sodomisent pour l’éternité. Alors t’en penses quoi, punaise de bénitier à la vulve asséchée par la méchanceté, l’ignorance, l’envie, la frustration, les désillusions et l’intolérance ?
Miracolo ! Les croyants ont tout de même le droit de croire, non ? Si fait. Qu’ils croient, qu’ils croissent et croassent. Dieu reconnaîtra les siens. Il ne me reconnaîtra pas, et j’aime autant. Être reconnu par un dieu d’enfroqués qui assoient leur pouvoir sur la haine –car le non amour–, merci bien.
Dans le poste ils ont parlé de la dépouille mortelle. Les dépouilles pas mortelles, connais pas. J’adore ! Et que je te défile devant, et que je te signe de croix de bois croix de fer si je mens j’monte en enfer. Hâtez-vous, il n’y aura pas de place pour tout le monde. Six ans pour la béatification. Record battu. Livre Guiness des records. Bientôt saint. Dès qu’on aura bidouillé un deuxième miracle. Saint Popaul, tu te rends comptes ? La classe !
Moi je m’en fous, avec ma belle on s’est baladé dans les rues de Cadix.

Pis y’a eu le dessert. Un grand moment. Très goûteux pour certains, amer pour d’autres. Normal quand le sucre est ma réparti. La destruction sans ambage d’un fou de dieu par d’autres fous de dieu, mais c’est pas le même, qui pensent que leur dieu à eux c’est quand même autre chose. Bref, en ce joli Pakistan, modèle de démocratie, le père Oussama Ben Laden en aurait pris plein la poire. Ça lui apprendra. Façon de parler, car une fois devenu chair à saucisse pour chiens enragés, difficile de retenir la moindre leçon. Le quartier de bidoche sera-t-il présenté devant une cour de justice ? Et quelle cour de justice ? Celle de ceux qui sont justes, eux, contrairement à ces impies, à ces fous d’Allah ? Prévenu, vous êtes prévenu : pas de quartier. De viande. Désintégré, le gars Oussama est tranquille, autant que le pouvoir état-zunien qui pourra toujours dire qu’il s’excuse, que le gars a fait un plongeon, que désolé on n’a pas le corps, on l’avait, mais le con a joué le radeau de la méduse, sans le radeau. Comme quoi l’inculture…
Dessert suivi par une petite sauterie où on a trinqué à la santé du courage, de la gloire, de la justice et de la lessive soi-disant bien faite, celle qui lave blanc, encore plus blanc, toujours plus blanc, de ce blanc qui fait les beaux linceuls devant lesquels on festoie. Et ça a festoyé. Youpi ! Mais si blanc que ça devient d’une transparence douteuse…
Ce n’est là que justice : connerie pour connerie, orgueil pour orgueil, haine pour haine œil pour œil, dent pour dent. On talionne à tout vent. Autant dire qu’un wagon de musulmans vont avoir une dent contre l’occident. L’occident chrétien, tiens ! Mais va savoir s’il ne s’agit pas d’une dent creuse. On en saura peut-être plus quand les secondes auront fait des minutes qui auront fait des heures, etc.
Bon, les bronzés, ils s’en sortent bien, parce que si l’occident applique la règle “un prêté pour un rendu”, il y a encore du boulot pour les équipes spéciales lessivage armées par les démocraties, et parmi celles-ci, la plus représentative, on sait laquelle. Combien de morts aux Twins ?
Et pendant que ça faisait le ménage, je faisais quoi ? Je baguenaudais dans Cadix, de ruelles ombragées en quais des pêcheurs, au bras de ma belle Isa.

Le digeo.
Cadix vaut le détour. Surtout bien accompagné. Du haut de la cathédrale, par temps clair, en montant sur un escabeau, en s’aidant d’une bonne lunette et en priant que l’imagination ne nous fasse pas défaut, on peut apercevoir les côtes de la Libye.
Mais la Libye, moi j’m’en fous, vous pensez !
D’autant que je n’ai pas besoin de la voir pour savoir ce qu’il s’y passe, ce qu’il s’y passe étant ce que j’avais suggéré dans un article du 17 mars. Où je parlais deKadhafi et du chien de sa chienne qu’il (nous) réservait.  Avec ses numéros de clown pour enchanter petits et grands.

Quel rapport entre Kadhafi et Ben Laden, vous entends-je murmurer ?
Mêmes taches, mêmes tâches : éliminer.
Pour l’intérêt des peuples arabes ? Gnarc et que nenni. Je ne suis pas assez niaiseux pour croire (je dis bien croire) au père Noël. Au père Fouettard, je veux bien.
Bon, qu’est-ce que je n’ai point vu du haut de mon escabeau : l’occident qui encourage les pays arabes à la révolte,  leur promet de les aider ? Et sachant que ça va provoquer de l’immigration, ferment ses frontières ? Allah merci 72 fois, car les pays en question, moins tartignoles que nos éminences ne le pensent, se rendent bien compte qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Pendant qu’exsangues ou pas loin les Tunisiens accueillent leurs frères Libyens, l’Europe se ferme, les vouant à la désillusion et, va savoir, à une haine future. Elle se ferme, sans cependant se la fermer, préférant proférer des discours racistes tout de même moins impliquants et tellement plus porteurs auprès d’un électorat de bœufs. Les bœufs, je n’ai rien contre, d’autant que leur aiguillette étant définitivement nouée, ils ne risquent pas de me le mettre profond. 
Sinon, au Yémen et surtout en Syrie, l’industrie du cercueil fonctionne au mieux et ça débite du cèdre à tour de bras. De la planche de 300mm de large fera l’affaire. Pour les plus riches. Agglo et vieux chiffons suffiront pour les pauvres. Vous avez dit pauvres ? Non, j’ai dit malheureux.

Tout va bien, et ce qui va mal, je m’en fous royalement, largement autant que de l’An quarante qui, comme chacun le sait (pour peu qu’il ait une autre culture que celle de nos chers gouvernants), viendrait de cette expression du XVIIe siècle “se gausser comme de l’Alcoran”, l’Alcoran en question n’étant autre que le Coran, tel qu’on le déisgnait à cette époque, c’était l’bon temps, nom ti dieu.

Au nom d’une vérité… divine, au nom de la Civilisation –et quelle civilisation!– ou de La Loi Divine, chacun veut avoir le dernier mot, imposer son mode et ses règles de vie, ses idées (courtes), ses pensées (tordues et circulaires) à l’autre, avec pour seul résultat un déluge de maux vers une défaite de l’humain, poil aux mains. C’est tout de même plus facile de ne pas se remuer le cul et de rester dans l’ignorance que de se prendre la tête à quatre mains pour réfléchir et s’entendre. Mais on ne peut s’entendre qu’à la seule condition d’écouter l’autre.
Qui se pose ou qui pose la question : Pourquoi un Kadhafi, pourquoi un Ben Laden, pourquoi un Ben ali, pourquoi un Ben Tartempion ? Pourquoi un Saddam, pourquoi un Hitler, pourquoi un Mao, pourquoi un Staline et pourquoi tant de salopiots qui, à un moment ou un autre, ont bénéficié des faveurs de ceux qu’ils ont participé à mettre en place ?

Ceci étant dit, je m’en fiche abyssalement et m’en contrefiche. Je n’ai croisé ni Luis Mariano, ni Alexandre Lagoya, ni le fer à Cadix que j’ai courru de long en large avec la belle Isa, mais j’ai fait la connaissance d’un PDG hors pair auprès duquel j’ai pris des participations dans ses activités pépères, pérennes, légales et autrement plus rentable que celles qui consistent à trafiquoter drogues, armes ou filles perdues.
Les pompes funèbres, cercueils, tombes… ça vous dit quelque chose ? Et les mouchoirs en ouate de cellulose, ça vous dit quoi ?

Je suis rentré de Cadix sans passer par le Bugarach qui m’est apparu comme ayant autant d’importance que la marque préférée de ronron du chat de la voisine.
Mon carnet de commande est rempli à ras bord. Vive la Vérité, vive Dieu, vive la haine et l’ignorance, vive le non respect de l’autre. Et surtout, vive le bon droit. LE MIEN.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour Cadix, William et Kate, Jean-Paul Deux, Ben Laden, Kadhafi

  1. wozali dre bi dit :

    ben mon cochon ! toi y’en a savoir causer !
    chuis pas sûre que tout l’monde te suive, mais enfin un article qui a le mérite d’être on ne peut plus clair, plus net et plus sans bavure… ça biroute ! au fait, qui est Isa ?

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