La honte : un monopole des pauvres (version clean)

Adaptation Facebookienne de l’article précédent, donc en version clean. C’est quoi qui disent les gamins ? LOL ? Niarc, niarc.
Le texte précédent a été bloqué par Facebook : contenu etc. etc. Après avoir remplacé quelques termes « vulgaires », j’ai réessayé. Avec le même message, « contenu bloqué, etc. », veuillez contacter Facebook, etc. Comme ça me gonfle légerly, j’ai laissé tombé.
Puis d’ailleurs, rien ne me dit que ça venait du riche et gracieux vocabulaire que j’avais utilisé.

— Ils nous enquiquinnent ces nécessiteux, ces expatriés, ces hommes qui portent des cheveux longs, ces artistes et gauchistes.
— Oui, tout à fait d’accord : ils nous embêtent. Et pourquoi ? je vous prie.
— Toujours à se plaindre. Et que je ne veux plus de ça, et que je ne veux plus de ci, et puis quoi encore ?
— Voilà bien : on leur donne la main, et ils veulent le bras. Toujours plus. Et crotte de bique ! quel appétit !
— Tenez, un exemple : qui a le plus d’ennuis ? je vous prie.
— Ce sont eux, cette blague. Mais ils se plaignent. Et les dettes, qui en est couvert ?
— Ce sont eux. Remarquez, il n’y a pas que les dettes qu’ils ont plus que nous.  Les jours sans pain, pas un qui leur manque. Et nous, nous n’avons rien de cela. Aucun jour sans pain. Alors de quoi se plaignent-ils ?
HONTE— La même chose pour la honte. Ils en sont couverts, tandis que nous, rien. Rien de rien. Les regrets vous assaillent-ils ?
— Que nenni ; ni honte, ni regrets. Comme vous, je pense. Cependant nous arrivons à tirer notre épingle du jeu.
— Vraiment ?
— Il me semble. Car, tout à fait entre nous, le racisme, c’est nous qui en avons la plus grande part.
— Alors là, permettez-moi de vous arrêter, car il me semble que question racisme, eux aussi sont servis.
— Vous croyez ? Admettons. Je l’accepte, mais d’où cela leur vient-il, de qui ?
— Je l’ignore et n’en ai aucune idée. Non, je ne vois pas. En tout état de cause, la honte, ils en ont le quasi le monopole et ne nous en laissent que de maigres miettes.
— Et ils geignent. Ils nous enquiquinnent vraiment, ces pauvres gens.
— Pour moi, il serait bon que nous nous les réinstallions dans leur foyer, et s’ils n’en ont pas, dans un foyer.
— Ainsi nous aurions tout pour nous et ils n’auraient rien.
— Voulez-vous que je vous dise ?  Ce ne ne serait là que justice.

 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
Cet article a été publié dans citoyenneté, humour, savoir-vivre, société. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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