Mes voeux pour 2011, une fois pour toutes

Voeux de Pierre C.J. Vaissiere - houxBon ben voilà. 2010 qui battait de l’aile depuis quelques jours tire à sa fin. Demain, c’en sera fini de cette année ni pire, ni mieux qu’une autre en regard des autres elles-mêmes ni pires, ni mieux que les précédentes ou suivantes. J’ai tout dit ou presque.

On reprend les mêmes et on recommence, on clone en pas mieux ce qui a déjà été fait, on met les pantoufles au chaud, on ne se dessaisit jamais de son parapluie, on encaustique les langues de bois, on ne change pas un iota à ce qui fonctionne comme d’habitude, donc sur trois pattes… tout en clamant haut et fort que les choses vont changer, que tout va marcher comme sur des roulettes et que le père Noël, c’est pas des conneries, existe bel et bien.

C’est dans cet état d’esprit du ronron que je vous présente mes vœux pour 2011, en priant pour que :
La moëlle soit toujours substantifique, la métaphore ne cesse jamais d’être douce, que la folie continue à être pure, la portion congrue, les cordons bleus, la peur verte, les singes malins, la mule têtue, le chien fidèle, le lion féroce, le renard rusé, la teigne méchante, l’agneau doux, l’ours mal léché, la soupe au lait, le froid de canard, le lapin posé, les mouches enculées, la matinée grasse, la monnaie de singe, la semelle battue.

Ne changeons rien et espérons que toujours la main soit à la pâte (ou au panier), le Turc fort, l’araignée au plafond, la poudre aux yeux, le cul bordé de nouilles, la gueule de bois, la Lune de miel, l’arme à gauche, le bâton de chaise, la demeure en péril, les châteaux en Espagne, le coq en pâte, le pesant d’or, les marrons du feu, le bouillon d’onze heures, les pendules à l’heure, la puce à l’oreille, la roupie de sansonnet, le bout de champ, midi à sa porte, l’épée de Damoclès, le temps de curé, le martel en tête, le pain sur la planche, la queue de poisson, le tuyau de poële, le rubis sur l’ongle, le compas dans l’oeil, l’estomac dans les talons, l’as de pique, le pignon sur rue, la main au feu, la cuiller à pot, la tronche de cake, les ronds de flan, les vers du nez, les larmes de crocodile, la faim de loup, le temps de chien, l’article de la mort, le beurre dans les épinards, le baroud d’honneur, les cheveux coupés en quatre, les yeux de lynx, l’épingle du jeu, les chapeaux de roue, les jambes au cou, le coup de pompe, le foudre de guerre, la tempête dans le verre d’eau, les cordons du poêle, l’esprit d’escalier, la tour d’ivoire, le cœur sur la main, le plancher des vaches, le feu au lac, le chat dans la gorge, le parcours du combattant, la mouche du coche, la couche du moche, le chien de faïence, le creux de la vague, l’huile de coude, la grenouille de bénitier, le train de sénateur, l’eau dans le gaz, la brève de comptoir, le dos de la cuillère, le clou du spectacle, le plomb dans l’aile, la clé des champs, la balayette dans le cul, la pierre dans le jardin, le papier à musique, les pieds dans le plat, la tasse de thé, le tonnerre de Brest, la foi du charbonnier, le pas de clerc, la levée de boucliers, le pet de lapin, le jour sans pain, l’herbe sous le pied, le travail de Titan, le baiser de Judas, l’économie de bouts de chandelles, les feux de la rampe, l’arrêt de mort, les cris d’orfraie, l’eau à la bouche, le bout de gras, la prunelle des yeux, le chèque en bois, la tarte à la crème, la bride sur le cou, le mors aux dents, les chevaux de bois, le boute en train, le cheval de retour, le vent en poupe, le compte d’apothicaire, l’anguille sous roche (qu’elle y reste si elle ne veut pas passer à la casserole), le pied de grue, le coeur au ventre, le doigt dans l’engrenage, le démon de midi, les bras de Morphée (et mieux si…), le moulin à paroles, la peau de chagrin, le nerf de la guerre, la clef sous la porte, la queue entre les jambes, le cadavre dans le placard, la bête de somme, la tête de mule, l’odeur de sainteté, la flèche du Parthe, le calumet de la paix, l’opération du Saint Esprit, le sang de navet, le lit de Procuste, l’homme de paille, la gueule du loup, la promesse de Gascon, le coup de Jarnac, le repos du guerrier, le sous de jugeote, la pomme de discorde, la planche de salut, le loup de mer, la volée de bois vert, le pet de travers, la conduite de Grenoble, la cour des miracles, l’air des lampions, la corne d’abondance, le travail de bénédictin, le sujet à caution, le violon d’Ingres, la poudre de perlimpinpin, les délices de Capoue, le pied à l’étrier…

Que jamais nous ne soyons privés de la pie bavarde (et celle qui chante), de la girafe peignée, des moutons de Panurge, de la fierté d’Artaban, et que le père Noël, avec sa gueule enfarinée, n’oublie pas nos petits souliers l’an prochain (à gauche sous le sapin en plastique) pour y déposer (on lui enverra le bon de livraison signé dès le lendemain, promis) quelque polichinelle dans le tiroir (avec le secret qui va avec), deux ou trois enfants de la balle pour faire le cirque, un pet sur la toile cirée, un nez creux, des bâtons rompus, une fière chandelle, un plein battu, un phoque pédé, un tombeau ouvert (à ne pas confondre avec un tombereau), un chou imbécile, un bronze bien coulé, des chats fouettés, une bassine de sang froid pour faire le boudin, une pierre blanche pour servir éventuellement de marque page, une chandelle qui se tienne toute seule, une petite bière, des canards sauvages, de beaux draps, une campagne battue et rebattue, un chaud lapin, des carottes cuites, une très jolie lurette, des portugaises ensablées, de la poussière mordue, un sac vidé, une mèche vendue, une nénette cassée, un balai idiot, des pierres malheureuses (de préférences ramassées sur un chemin), une bonne heure, une cheville ouvrière, un faux bond, des coudées franches, une fleur bleue, une échappée belle, des bouchées doubles, des boulets rouges, un frein rongé jusqu’à la moelle, de l’émeri pour les bouchons, des mécaniques roulées, une fraise ramenée d’où il veut, une tranche dorée, une poire fendue, un fer chaud et battu, des sangs rongés, un pot –pas un pote– mal entendant, un pou laid (rôti), un rire jaune, un pied marin, un coin bouché et de la gelée de coings, une souche endormie, des gorges chaudes, des messes basses (de minuit si possible), un loup blanc pour se déguiser, du fer dur, des couteaux tirés, un bouc émissaire, un téléphone arabe, une bête noire, du linge sale, une prunelle d’oeil, une bise fendue, une veste ramassée au sol et qu’on peut retourner, un chignon crêpé, des pieds devant, des mots mâchés, un pétard mouillé, une petite bête, un torchon brûlé, une patte graissée, des vaches grasses et une maigre, de justes noces, un truc à sa convenance beau comme un camion, une paire de dés pipés, des mains propres, un huis clos, un chapeau tiré, une couture plate, un mauvais poil, un profil bas, une amende honorable, une main morte, une querelle intestine, une main verte et une autre lourde, une échelle courte, un calme olympien, une carpe muette, un panier percé, une coulpe battue (trois fois, de préférence), un caquet rabaissé, une patate chaude, un choix cornélien, un clou rivé, une éminence grise, un oiseau rare, un dévolu qu’il aura récupéré dans une poubelle, un pied à l’étrier, une chronique défrayée par ce qui se passe dans le monde, et un pion damé.

Qu’il n’oublie surtout pas quelques boules de gomme  pour en rajouter à ce merveilleux mystère de Noël. Je les accrocherai dans le sapin.

Meilleurs vœeux, bon vent, et que la force farce soit avec vous *

 

* N’est-ce qu’un rêve ou quelqu’un vient de dire «Et avec votre esprit » ?

 

 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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