Passer du coq à l’âne, de l’âne à Lise, de Lise à Belle, etc.

1. Passer du coq à l’âne

Passons tout de suite aux choses sérieuses en nous rendant derechef du côté de nos moutons : le coq et l’âne. D’abord une petite histoire qui, si elle tombe comme un cheveu sur la soupe n’en est pas moins en plein dans le sujet.
Le coq dont nous parlons était devenu la coqueluche de l’âne, un jour où celui-ci était tombé d’admiration devant ses vocalises (pas les siennes, celles du coq) et sa façon pas peu fière d’arriver à décoller et de voler.
Un jour de pluie et de gadoue, l’âne avait glissé après avoir trébuché (les ânes sont des animaux travailleurs) mais avant de se retrouver les quatre fers en l’air. Sans blessure aucune si ce n’est celle d’amour propre (amour propre que partagent ces équidés depuis que, oubliant toute équité et les éléphants, on leur a coupé les oreilles pour confectionner de stupides bonnets) teintée d’un zeste de jalousie, notre âne s’était relevé comme si de rien n’était : on a sa fierté, fut-on âne, même très relative comparée à celle du coq.
Un braiment de rien du tout, et le voilà presque debout sur ses jambes. Les équidés ont des jambes, pas des pattes, contrairement aux tables qui ont des pieds sans chevilles ni jambes au bout – comment s’y prennent-elles pour tenir debout ? Le coq, bien que n’ayant que deux pattes, et à condition qu’il ne soit pas venu au monde près d’une centrale nucléaire énucléée comme Tchernobyl, peut se mettre à quatre pattes ; pas question pour l’âne qui, à part faire l’âne pour avoir du son, et dieu sait s’il en a (estimé à une sacrée quantité de décibels lorsqu’il brait, c’est dire !) ne sait que faire du foin pour, justement, avoir son son, sans Dalila, qu’on se demande ce qu’elle viendrait faire ici.
Tremblotant comme une pâtisserie anglaise, ballottant des dents et brinqueballant de la queue, l’âne était à deux ongles de perdre l’équilibre, chose rare chez ces bêtes reconnues pour avoir le pied marin, ce qui, au demeurant, ne lui était guère d’une grande utilité en ces lieux. Voyant cela, grand seigneur léonin n’ayant pourtant rien à voir avec la savane, le coq s’était précipité pour donner un coup d’ergot à son ami, façon de tendre une main secourable à l’âne marri (pas Anne-Marie, la fermière qui n’arriva que plus tard dans cette scène et n’arrivera que plus tard dans cet écrit), quelque peu honteux de s’être montré si gauche et gêné de tant d’attentions.
À califourchon sur le dos de l’âne (sa taille était proportionnelle à son immense envergure, exceptionnelle chez un coq) le volatile y planta les griffes, puis battant des ailes, aida la triste victime à retrouver l’équilibre. Victime qui n’en demandait pas tant, sachant qu’elle devrait un jour ou l’autre rendre la pareille. Un bref instant l’âne s’était vu déclarer à son sauveur, sabot sur le coeur, « à charge de revanche, cochon qui s’en dédit ». Les gallinacés sont présomptueux, c’est connu, mais notre coq connaissait sa force et réussit l’impossible. Les coqs de par chez nous, c’est connu, n’ignorent pas qu’impossible n’est pas français.
Toujours posé sur le dos de l’âne, notre coq hautain mais bonne pâte fit quelques pas avec son ami qui, ne se sentant plus de joie n’ouvrit pas un large bec, meilleure façon de lâcher la proie pour l’ombre, mais se mit à gambader puis à se cabrer tout à coup comme seuls les cabris savent le faire, avec toutefois davantage de souplesse, d’aisance et de grâce. Apercevant un orvet pour la première fois de sa vie, mais sachant d’instinct que cet ovipare est un reptile, qui plus est saurien, il avait eu la peur de sa vie. La peur communicante avait fait lâcher sa prise au coq qui, ergotant sur le comportement incontrôlé de son hôte provisoire s’était envolé.

Pas totalement dupe quant au comportement du coq qui, dans cette aventure, avait trouvé son compte en nourrissant son ego, l’âne, par crainte de se perdre, l’avait remercié en évitant néanmoins de se confondre. Son admiration pour le coq avait grandi d’un cran, mais il n’en avait rien montré, par crainte que l’autre n’en rajoutât à sa gloriole. Il avait ensuite regagné l’écurie par crainte de se retrouver le museau dans la boue de la cour que la pluie finissait de transformer en patinoire. Un long braiment plus tard, la fermière l’avait rejoint pour le bichonner.
Et elle avait vu. Là, sur l’ourlet duveteux de l’oreille. Une puce, et pas n’importe quelle espèce. de puce. Une puce de gallinacés !

Qui bien évidemment était passée du coq à l’âne.

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2. Passer de l’âne à Lise

On peut toujours se gratter à espérer voir un âne se gratter quand quelque chose le démange, qu’il s’agisse de puce de gallinacés ou pire comme un impétigo, ou mieux comme une belle ânesse en train de brouter dans le pré voisin et qui lui fait du rentre dedans en battant des paupières et agitant la queue.
Rien n’est plus énervant qu’une démangeaison contre laquelle on ne peut rien, dame nature n’ayant pas fait l’effort nécessaire pour nous donner une constitution adéquate. Certes une constitution peut être changée pour une autre, à condition toutefois qu’une majorité se dégage en faveur d’un changement. Ce qui, dans le contexte qui nous préoccupe, ne nous est d’aucune lumière et encore moins pour notre âne.

La fermière avait rassuré notre bonne bête, l’avait bichonnée comme il faut (chose que nul n’est censé ignorer, la chose ayant été précisée plus avant) et l’avait profondément oint d’onguent gris chipé dans l’armoire à pharmacie de son mari sur lequel une colonie de morpions avait jeté son dévolu. Produit plus efficace que la Marie-Rose, mais à peine plus que du pétrole non raffiné qu’on trouvait d’ailleurs en masse et à titre sur les rivages océaniques bretons, pour peu qu’on s’offrit le voyage.
L’onguent gris, quoique d’une couleur en parfaite harmonie avec celle de l’âne n’eut, n’en déplaise au laboratoire qui le fabrique et pour lequel ni âne ni fermière ne risquent de faire de la publicité, pas plus d’effet létal sur les puces qu’il n’en eut sur les morpions de Dédé. Dédé c’est le mari de la fermière.

Sans devenir réellement fou, l’âne avait sombré dans une déprime noire sur laquelle se détachait le gris finalement pas si vilain que ça de l’onguent de la même couleur. Et tout lui était remonté de ses souvenirs les plus cruels qu’il avait occultés, mais aussi des chansons déprimantes que les sales moutards des fermiers lui chantaient par pure méchanceté du temps où, pas encore aguerri, il ne faisait qu’ânonner ne sachant braire comme il faut. Un souvenir cuisant lui était revenu, du temps de l’école où on lui avait collé un bonnet d’homme entre les deux oreilles. Pour expliquer qu’il importe de bien faire les choses et de ne pas tenir compte des critiques, du moment où on a bien fait les choses, il avait déclaré : « Bien faire et laisser braire », ce qui est stupide, au lieu de « Bien braire et laisser faire », ce qui n’est en rien stupide, bien au contraire. On s’était moqué de lui ; il en avait été mortifié. L’envie de donner un soufflet à ses détracteurs l’avait bien titillé, mais de quelle façon, avec quoi ? Avec son appendice caudal et longuement poilu ? C’eut été une caresse.

Le voyant s’étioler de jour en jour, la fermière décida, sans l’accord de son rustre autant que fruste de mari qui, frustré de ne pas recevoir le dixième des attentions que sa femme prodiguait à la sale bête (comme disait ce méchant homme) en voulait à la terre entière et plus spécialement à sa femme qu’il aurait corrigée avec plaisir… la fermière décida d’amener l’âne chez le vétérinaire. Il habitait à à Bilieu, dans l’Isère, à pas loin de cinq lieues (dans un sens ou un autre) de la ferme sise à Apprieu, dans l’Isère aussi, ce qui fait une trotte mais reste une distance courable par un âne qu’une âme secourable a décidé d’aider, lequel n’avait rien décidé du tout, sinon de ficher une dérouillée à l’une et à l’autre dès leur retour.

Les voilà partis et bientôt arrivés. Elle sur son dos, agrippée à ses oreilles qu’elle grattait de temps en temps ; lui sur le chemin à trotter comme un âne trotte avec une seule idée qui lui trottait entre les oreilles : se débarrasser de ces satanées démangeaisons qui lui avaient enlevé le goût de vivre et celui de jouer un tour de cochon au coq qui lui avait refilé son sac de puces. Fermement cramponnées aux poils de la bête, les puces avaient tenu bon malgré les soubressauts consécutifs aux dos-d’âne.

« Vétérinaire Psychanalyste »

En voyant la plaque en tôle emboutie aux lettres –Vétérinaire– peintes en rouge, mais que l’âne voyait d’une autre couleur, la triste bête avait eu un mouvement de recul. Il s’était rappelé.
Petit, on l’avait conduit en un lieu similaire pour lui faire subir une série de piqûres dont il avait gardé un souvenir cuisant.
L’autre mot –Psychanalyste–, il ne savait qu’en penser, mais ça l’avait rassuré sur un point : ce n’est pas là qu’on l’avait conduit pour se faire trouer la peau. Encouragé par la fermière, il avait accepté de se faire examiner par le vétérinaire qui avait, outre son diplôme, suivi un cursus en psychologie avant de subir une analyse puis d’en suivre une, didactique, qu’il avait réussi à attraper, ce qu’indiquait sans modestie le diplôme encadré qu’un spot directionnel de 120 watts mettait en évidence.

«Si vous voulez bien me laisser seul avec le patient, ma chère Lise… Nous nous verrons après» avait dit à voix basse le vétérinaire en s’adressant à la fermière. Lise ! Jamais notre âne n’avait entendu prononcer ce mot. La fermière, les seuls noms qu’il lui connaissait, c’était Andouille, Feignasse plus d’autres en asse quand le fermier, son mari, l’appelait en gueulant.

«Prenez place sur le canapé » avait-il dit à l’âne d’une voix douce, à moins qu’elle ne fut qu’éteinte. C’était un freudien.
Il avait fait son travail de vétérinaire sans relever quoi que ce fut d’anormal, plus celui de psychanalyste sans relever quoi que ce fut de bizarre.

«Ma chère, votre âne, il n’a rien de rien !»
— Je n’y comprends rien… Vous êtes sûr qu’il n’a pas de puces ? Vous avez bien examiné ses oreilles ? Parce que je vous jure, elles en étaient bourrées, un vrai nid. Il ne tenait plus en place tellement ça le démangeait.
— Je vous garantis, il se porte comme un charme. Jugez par vous même.

Effectivement, en deux temps trois mouvements, l’âne s’était métamorphosé. Débarrassé de ses hôtes indésirables, il avait derechef retrouvé bon pied, bon oeil.

— Et le moral ? Parce que j’ai eu peur qu’il devienne bredalin, comme on dit par chez nous.
— Des puces, je veux bien croire qu’il en avait… quelques traces de piqûres avec petites inflammations… Trois fois rien. Adieu les bestioles, et hop ! le moral revient. Ma chère Lise, si quelqu’un ici n’a pas le moral, c’est peut-être vous.
— C’est que ça m’a travaillé cette histoire… Mais elles sont passées où ces saloperies de puces ?

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3. Passer de Lise à Belle

Les pu-puces sont passées de l’âne à Lise, on le sait, et c’est une chose. Une autre et de ne pas en rester là.
“Passer de Lise à Belle” est très proche, reconnaissons-le, de “se passer de Lise  à Belle”. De par chez nous, “se passer de l’Isabelle” est la juste formulation pour exprimer “se passer d’Isabelle”.
Mais comment pourrais-je parvenir à m’en passer ? m’étais-je demandé.

Longtemps j’avais cru ne jamais pouvoir me passer d’elle, et y penser ne serait-ce qu’en images suffisait pour que je me mette à déprimer et à douter de tout, surtout de moi, ce qui ravissait mon psychanalyste à qui j’avais eu le tort d’affirmer, du temps où nous formions avec Isabelle un couple heureux, que j’avais finalement mieux à faire que de saloper le couvre lit défraîchi du canapé pourri qu’il avait récupéré auprès de la veuve d’un de ses client, qui avait préféré se suicider plutôt que d’entendre les conneries distillées à raison de 100 Euros la séance par son psy, que nous nous partagions.
Me passer de l’Isabelle.
En évoquant son prénom une chanson me revient, quelques bribes : “Isabelle !” Dont l’interprète auteur compositeur est Ricet Barrier que j’avais j’ai croisé dans mon atelier, du temps où je m’usais le cuir à le travailler. Je lui avais fabriqué une paire de bottes avec semelles en bois. Une sacrée paire de bottes. On avait causé cuir – il avait un peu bricolé là-dedans– et autres balivernes. Je n’avais pas voulu aborder la question Isabelle, de crainte qu’elle l’ait déjà quitté, en route qu’elle était pour sans doute me rejoindre. Je ne la connaissais pas, elle me le rendait bien, mais quelque chose nous disait que nous ne perdions rien pour attendre, comme je pus le vérifier lorsque nous nous rencontrâmes.
C’était à Cordoue. Elle était une cavalière émérite tandis que, résultat d’une mauvaise éducation, je ne savais l’être qu’avec les dames que, résultat d’un comportement inadapté, je ne montais qu’en de trop rares occasions. Présente à tous les grands concours internationaux, le dernier auquel elle avait participé en Ouzbékistan lui avait valu un premier prix plus un lumbago et quelques côtes cassées lorsque son cheval, n’en pouvant plus d’orgueil pour avoir franchi haut le sabot l’ensemble des étapes qui l’avait mené à la victoire, en avait fait plus qu’il n’eut fallu : un trot de trop avait précédé un double axel qui lui avait été fatal. Le harnais avait craqué et lâché, la belle Isabelle avait suivi. La presse en avait fait ses unes, photos à l’appui. Ce qui m’avait permis de la reconnaître, quoique ne la connaissant pas.
L’échoppe du roi du guadamece de Cordoue présentant toutes les garanties qui lui permettraient de se faire confectionner un attirail à sa hauteur, elle y était entrée selle sur l’épaule, ce qui m’avait permis de mettre un terme au léger doute qui s’était emparé de ma personne. Était-ce bien elle ? Oui c’était bien elle, Isabelle, la même que sur les photos, dans sa robe en mousseline, plus les pansements et les bandages de maintien sur son thorax qu’un praticien lui avait recommandés, lui sachant une aptitude à la gaieté doublée d’une promptitude à la rigolade. C’était mon troisième voyage à Cordoue, et le dernier, jusqu’au prochain. Mais je l’ignorais, car on ne peut qu’ignorer ce qui nous est destiné, comme me l’avait si bien expliqué un personnage affable haut en couleur, quelque peu fabuliste, parfois affabulateur : Jean, un ami poète du 17e qui avait fait mienne une de ses devises gravées au fronton de sa modeste demeure : “Fontaine je ne boirai pas de ton eau”.

Il faisait beau, juin commençait à trouver le temps long et la Saint Jean pointait le bout de son nez. Isabelle était belle. De moi à moi je l’appelais Lisa Belle, mais très vite, sans doute à cause de mes origines paysannes, je ne pus m’empêcher de l’appeler autrement qu’en rajoutant l’article  “la” et en le détaillant, dans le sens de détailler la viande. C’est ainsi qu’élidant le  “la”, je l’appelais l’Isabelle. Ce qui avait pour effet de la faire rire dans un premier temps, puis hurler de douleur dans un deuxième, à cause de ses côtes cassées. Une seule fois elle m’avait quelque peu rabroué de l’avoir appelée de la sorte, la toute première fois, dans la fameuse boutique où les chalands ne pouvaient s’empêcher de dire que ça sentait bon le cuir, évidence, mais propos qui moult escagaçaient le maître de céans.
«Ben ça alors, mais c’est l’Isabelle en personne !» m’étais-je exclamé, bras tendu et montrant le poing comme lorsqu’on vient de remporter une épreuve.

— Je vous en prie, on n’a pas gardé les cochons ensemble, à ce que je sache.
— Certes, belle Isa, mais je ne suis point sans ignorer que vous les gardâtes.

Miracle. M’étaient revenues les paroles de cette chanson de Ricet Barrier, que j’avais entonnée :

« Au printemps on dit qu’les gamines
Elles s’mettent des robes claires à pompons
J’la vois l’Isabelle en mousseline
En train d’curer l’auge à cochons.
Fini d’faire la cour aux fumelles
Les soirs d’hiver à la veillée
Y n’y a plus d’mâles n’y a plus d’fumelles
Quand l’charençon y s’met dans l’blé. »

Elle avait souri, puis ri, puis crié : ses côtes, qu’elle s’était tenues à deux mains pour contenir la douleur.
Le soir venu, nous avions aperçu des feux alentour. La date m’avait complètement échappé. C’étaient ceux de la Saint-Jean qui, rallumant ma mémoire m’avaient fait retrouver une autre strophe.

« On va faire la cour aux fumelles
Puisque la Saint Jean est rev’nue
Viens-t’en par là mon Isabelle
On va rattraper l’temps perdu. »

Ce que nous fîmes. Nous nous aimâmes le temps qu’il lui fallut pour comprendre que je me comportais vraiment de façon cavalière, plus celui qu’elle mit à regretter de m’avoir rencontré.

« Me passer de l’Isabelle, oncques ne le pourrai » m’étais-je dit en moi-même et en aparté. À deux doigts d’être malheureux, j’avais passé un coup de fil à mon ami Jean, le poète du 17e.
« Ben voyons ! » m’avait-il dit en se moquant. «Ouvre mon bouquin de fables en page LXIX, et tu arrêteras de dire des bêtises ».
S’exprimer en chiffres romains, c’était tout lui !
Ses conseils y avaient-ils été pour quelque chose ? Toujours est-il que, sans oublier Isabelle, je pus en tout cas me passer d’elle et m’en passe fort bien aujourd’hui.

4. Passer de Belle à Bartok

Voilà qui est une toute autre affaire. La résoudrai-je ?

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour Passer du coq à l’âne, de l’âne à Lise, de Lise à Belle, etc.

  1. Me Germaine dit :

    Ces ma ptit fille qui m’y a lu, que j’ai perdue mes lunetes. J’ai pas rien compris à vote histoires de longs gants gris mais avec mon mari on avait j’vous parle de ça y’a long tant un âne gris, mais je sait pas ci sait pareille ou pas. Elle me dit queu non moi du cou j’en sait plus rien.

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