Sakineh Mohammadi Ashtiani, une Rom, façon iranienne.

Sakineh Mohammadi Ashtiani

Je suis un homme, sans pour autant être désolé d’en être un. D’ailleurs, avec les “avantages” que ce sexe me procure, je serais mal placé pour gémir. Homme et citoyen d’un pays démocratique où les droits de l’homme sont acquis préservés bafoués un peu plus chaque jour. Certes moins qu’en Iran. Droits bafoués par des hommes, mais aussi et hélas ! par des femmes. Concernant celles-ci je pense, par exemple, à ces mères qui font appliquer et endurer l’excision. Chez nous. Exemple de cruauté, hélas pas le seul.
Les “droits de l’homme” sont une chose. Les textes les concernant ont été rédigés par des hommes qui, sciemment ou pas, par un jeu sémantique pervers (nuance entre « je suis homme » (donc être humain) et « je suis un homme » (un mâle) ont exclu les femmes (ces êtres secondaires qui ont attendu des siècles avant que leur soit concédé le fait qu’elles ont une âme) des droits qu’ils se sont eux-mêmes attribués, pour leur propre intérêt.
Ce n’est qu’une idée, pas une leçon (n’ayant pas de leçon à donner à celles qui portent et donnent la vie, contrairement à ces autres qui la prennent et la suppriment), mais peut-être serait-il temps de repenser ce terme “droits de l’homme” et de le repabtiser “droits des êtres humains”, et tant qu’à faire, “droits des êtres vivants”.

Cela dit, ce qui se passe en Iran, mais aussi dans d’autres pays –je parle de l’atteinte à l’intégrité des êtres humains et plus particulièrement des femmes– est insupportable. Pourtant les politiques le supportent, voire pire, marchés et real politic faisant loi. Sauf lorsque quelques citoyens de pays démocratiques élèvent le ton et dénoncent  les agissements des états (le leur) et ceux où le mot “démocratie” est inconnu au bataillon et plus encore dans les milices.
Individuellement, sinon dénoncer ces agissements barbares, nous n’y pouvons pas grand chose. Ce qui n’est pas le cas pour ce qui est des horreurs qui se passent à notre porte devant laquelle nous ferions bien de balayer avant d’exiger que d’autres le fassent devant la leur.
S’exprimer et dénoncer est déjà un premier pas, louable. Rester en éveil et réagir à toute forme d’injustice et atteinte aux droits humains en est un deuxième, salvateur, que nous devrions tous faire –ne serait-ce que par égoïsme–, et les événements qui se déroulent ici même sont la garantie que nous allons bigrement devoir marcher.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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4 commentaires pour Sakineh Mohammadi Ashtiani, une Rom, façon iranienne.

  1. Iranien de France dit :

    Il faut arrêter de dire n’importe quoi.
    L’excision en Iran? Il faudrait se renseigner avant de parler. L’excision est une pratique africaine (du coté du Mali par exemple).
    Sakineh Mohammadi? Une vulgaire histoire de double-meurtre comme il y en a tous les jours en France, sauf que là, forcément ça a plu aux lobbys sionistes qui l’ont repris en coeur (BHL en France, des pseudo-assoc de droits de l’Homme en Allemagne).
    La vérité c’est que cette dame n’a jamais été condamnée à la pendaison (qui n’a d’ailleurs pas court en Iran, que vous me croyez ou pas: moi j’y suis né et j’y vais régulièrement). La vérité, c’est que dans une ville comme Tabriz, de 2 millions d’habitants, comparable à Marseille par exemple, on peut difficilement imaginer ce genre de scènes. A part si on est assez c… pour placer l’Iran au même rang que l’Arabie Saoudite ou l’Afghanistan.
    Monsieur, la réalité, c’est qu’en Iran, 60% des étudiants sont des femmes, que le taux de chômage chez les femmes françaises est plus élevé qu’en Iran, que la femme iranienne est citoyenne depuis l’empereur Cyrus.
    La vérité, c’est que Kouchner lui-même est revenu sur l’histoire de S. Mohammadi et de ce mensonge abominable et que la première concernée porte plainte aujourd’hui contre deux journaux allemands qui ont instrumentalisé son affaire.

    Un jour il faudra arrêter avec ces Français qui ne se sentent bien que lorsqu’ils se masturbent la cervelle en se disant que les autres pays sont peuplés de sauvages.
    Je vous y invite moi en Iran, on part cet été si vous voulez, vous serez bienvenue chez moi, et quand on rentrera, vous me direz ce que vous en pensez des femmes iraniennes et de leur soit-disant manque de liberté.
    Tiens je vous écris ce message de Constanta, en Roumanie, depuis un café qui ferait pâlir bien des clubs parisiens.

    Cordialement,
    Un Iranien qui en a marre que l’on salisse l’image de son pays.

    • J’entends bien ce que vous dites, même si, comme vous l’écrivez, je dois faire partie de ces Français qui se masturbent la cervelle en se disant que les autres pays sont peuplés de sauvage.
      Cependant, je me dois de rectifier quelque peu votre tir à boulets rouges consécutif à une interprétation hâtive du texte que j’ai écrit. Avant tout, à aucun moment je ne parle d’excision en Iran et la phrase est suffisamment explicite. Je parle des droits bafoués par des hommes (et pas seulement en Iran ou ailleurs mais aussi dans nos pays « démocratiques ») dans une première phrase, suvie d’une autre où je précise que ces droits sont aussi bafoués par des femmes, au sens le plus large. Et ma référence à ces mères qui appliquent l’excision concerne la phrase précédente (séparée de celle-ci par un point) tout en faisant référence à l’excision pratiquée CHEZ NOUS, donc en France. A aucun moment je ne place l’excision en Iran. Je suis un tout petit peu moins c.. que vous le laissez entendre.
      En rien je n’ai écrit que l’Iran était peuplé de sauvages, et votre colère, peut-être justifiée à vos yeux, vous a quelque peu empêché de bien lire l’avant-dernier paragraphe de mon texte qui parle de généralités, que je cite ici :
      «Individuellement, sinon dénoncer ces agissements barbares, nous n’y pouvons pas grand chose. Ce qui n’est pas le cas pour ce qui est des horreurs qui se passent à notre porte devant laquelle nous ferions bien de balayer avant d’exiger que d’autres le fassent devant la leur.»
      De quoi et de qui je parle ? De l’Iran et des Iraniens ? Certes non. Mais plutôt de la France (ou autres pays dont les démocraties) et de nous les Français (ce « nous » dont je fais partie).
      Il en est peut-être qui salissent l’image de votre pays, l’Iran, mais ce n’est certes pas mon propos, celui-ci étant un simple constat sur cette notion des « droits de l’homme » que j’oppose à une autre notion qui serait celle des « droits de l’humain ».
      Les cafés parisiens ne me branchent pas, mais si j’ai le bonheur d’aller un jour en Iran, j’espère que vous saurez me recommander un café à Ispahan, ville et région qui ont souvent alimenté mes rêveries.
      Nulle volonté de vous blesser en quoi que ce soit.
      Je bois un verre à votre santé. Cordialement.

      D’une part je ne poVous m’accusez de porter un jugement sur l’Iran, ce qui permets de vous signaler que vous qui m’accusez de porter un jugement sur l’Iran

  2. Bealapoizon dit :

    Je doute que l’on voit apparaitre un jour des » droits des êtres humains » puisque l’objectif à peine dissimulé dans bien des pays dits » riches » est d’appauvrir suffisamment la » masse populaire » de façon à ce qu’elle soit si obnubilée par sa » survie » qu’elle ne se rende pas compte à quel point la démocratie recule…

    Si seulement le fait de grogner de temps en temps sur les blogs pouvait y changer quelque chose… Mais comment  » rester en éveil » lorsqu’on a à peine de quoi nourrir sa famille ?

    • On peut douter, certes, mais on peut aussi espérer. Au cours de l’Hitoire, l’humanité a connu des hauts et des bas, et elle en connaîtra encore. Des systèmes émergent, qui s’écroulent un jour, remplacés par d’autres. Systèmes politiques, économiques et modes de pensée. Qu’on le veuille ou non, et même si on considére ses excès et sa façon parfois timorée ou manipulatrice d’avoir supprimé des privilèges, la Révolution française, quoique initiée par des bourgeois, a aussi été faite par les « masses laborieuses » paysannes dont les conditions de vie étaient globalement autrement plus difficiles que les nôtres aujourd’hui. C’est bien lorsqu’elles furent exsanguent qu’elles se réveillèrent et luttèrent. Le passé nous montre que le peuple ne bouge pas dès lors que la plupart des gens reçoivent leur quotidien de pain et de jeux. Ce que les « responsables » des états savent bien, qui en usent à merveille pour maintenir un statu-quo. Mais rien n’étant immuable, les situations se renversent… comme les systèmes. Seuls (lorsque la « machine » s’emballe) ou par la réaction des citoyens lorsque les pouvoirs poussent le bouchon trop loin.
      Beaucoup de personnes ont aujourd’hui de la difficulté à joindre les deux bouts, la pauvreté galope, mais la grande majorité des gens, et je parle des personnes lambda et non de ceux qui pètent dans la soie, vivent ici dans ce qu’on peut, sans exagérer, nommer le luxe et le confort. Ne serait-ce que comparé à nos grands-parents (y-compris les « bourgeois » de l’époque qui, à titre indicatif, n’avaient pas 18° chez eux en hiver) et, bien sûr, aux 3 milliards d’êtres humains qui n’ont rien.
      Peut-être faites-vous partie de ceux qui n’ont pas de quoi nourrir une famille, et dans ce cas je le regrette, mais vous possédez ce que ces 3 milliards de personnes dont je parle n’ont pas : la capacité de réfléchir, de parler, de dire des choses et de les partager. Et c’est cette capacité qui fait que les choses changent un jour, car l’éducation, l’instruction, et la connaissance, et je pèse mes mots, sont les premières et meilleures arme contre les injustices, ce qu’ont toujours compris les tyrans qui, de tout temps, ont empêché et empêchent les peuples d’apprendre.
      Je ne suis pas un doux rêveur, ni un utopiste illuminé qui voit la vie en rose, mais, et peut-être ne le savez-vous pas, mais nous allons, et bien malgré nous, vers ce que nous sommes capables de nous représenter (réalité biologique et neurologique mise en évidence depuis quelques décenies). Si nous nous représentons le futur comme étant un mur, il est certain que nous nous casserons le nez dessus, car voir ainsi les choses inhibe toute réactivité créatrice, toute imagination.
      Faisons ce que nous savons faire, parlons, disons les choses, enseignons nos enfants, élevons-les (dans tous les sens du terme) mais surtout, ne nous taisons pas et gardons à l’esprit que la vie, toujours, est issue du chaos.

      En espérant ne pas vous avoir saoûlée, je vous souhaite la meilleure soirée possible.
      Au plaisir de vous lire…

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