Fête des mères

Bon an mal an, printemps ou pas, que les poulettes  le veuillent ou non, les coqs les prennent.
ça féconde ou ça féconde pas, c’est selon le temps qui passe, qui fait ou non trépasser, vivre ou non, petits jaunes grandiront grandiront pas
Les coqs c’est rien que des poules mouillées, ignorants tout de la nidification, et ça fait des omelettes autant que des poussins du moment qu’ils peuvent gueuler debout sur le fumier en tas coït coït coït
Les poulettes trottoir ou lit douillet se font mettre en cloque
en souffrent ou pas, c’est selon chiens ou chiennes qui veillent au bon grain, patauds débonnaires ou molosses pas commodes trop mordus eux-mêmes pour mordre à leur tour n’en avoir pas l’envie
Poulette larguée ferme fermée ventre forcé, caquer l’oeuf sur paille
a coque elle s’y enfermera, elle, ça ou le cloître, la belle affaire
La ferme ! Une ferme, faut que ça soit bien tenu, nom de dieu.

Les mômes c’est comme les oeufs, coquilles brisées oeufs cassés
blancs et jaunes mixés matière grise bouillie corps calleux corps galeux
s’étonner après ça du mal qui vient, rien à dire

S’incarner c’est devenir viande bidoche barbaque pour steak
dans les steppes c’est tartare ailleurs c’est du pareil au même, barbare
ailleurs en temps c’est chair à canon, canon ou pas tu y passes
casserole ou pas toujours,
chaud au cul coeur cuit et recuit peau de chagrin cuir fripé noeud aux tripes en souvenir de celui du mâle se trémoussant dans les remous vaginaux, y fouissant, quête d’un plaisir jamais assouvi, la preuve c’est qu’il recommence, le trésor enfoui jamais retrouvé car à jamais perdu, diamant, or ou os rongé rogné d’un précédent clebs, père, grand-père, aïeul ou encore plus loin dans l’oubli

Les enfants grandissent, les filles prennent forme, prennent ventre sous-ventre bas-ventre entrejambe rivière eau vive ou dormante, tarie plus tard, honte et malheur ! ménopause, poules et poulettes au radoub une fois deux fois trois fois puis plus rien, ni regard, si, celui d’un gynéco
Constat regret, au nom de l’homme dont les couilles auront le temps de se remplir avant de s’aller vider sexe mollasson dans le ventre d’une autre encore femme
car pour combien d’entre eux être femme c’est cela

En attendant les oeufs germés, les ventres prennent forme, extase
c’est pour quand c’est merveilleux pour l’été vous avez bien raison la saison est si belle
avant que les ventres n’éclatent, plus beau jour de ma vie
les sornettes c’est parce qu’on n’a pas mis de sonnettes aux portes de l’entendement
Plus beau jour de la vie, réservé, fallait y penser
Tu restes ventre plat vidé en creux, manque
manque impair et passe jeu de roulette jeu de hasard, les bons numéros il n’y en a pas pour tout le monde
désolation d’avoir raté ce plus beau jour de l’avoir sabré renié tué tuant dans l’oeuf, c’est comme ça qu’on dit, après ça regarde toi regarde ce que tu as fait, pas fait, mal fait
tout ça par, pour, à cause de cette idée qui martèle te martèle parce qu’on t’a mis martel en tête
pas de femme sans mère, pas de mère sans enfant
Quant à l’enfant sans amour, bah ! quelle importance

Les galons de femme, si t’as pas fait d’enfant, ça se gagne. Théâtre des opérations intérieures. Tu t’introduis, faut le temps, de la douceur avec toi, encore du temps. Le coït, la partie de jambes en l’air c’est de toi à toi, une jambe au ciel, le cul en terre. Plante.
D’abord de l’amour. Tu dresses ta tige, tu t’engrosses, tu te nourris, tu t’entraînes avec l’homme qui vit à tes côtés, enfant à grandir à élever. Giron pour lui giron pour toi.
Tu t’enfantes ça fait mal mais pas plus que de ne le point faire. Sauf que c’est du concentré.
Puis tu t’éveilles, à toi. Le plus beau jour de ta vie, c’est celui où tu te mets à naître au monde, doucement.

Le chant d’une fleur des champs t’appelle à la cueillir. Cadeau. Cadeau de l’enfant que tu es à la mère que tu es.
Ne reste plus qu’à vous souhaiter une bonne route et à cheminer ensemble.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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